Les Italiens en Lauragais.


Installation et intégration des familles italiennes
dans le Lauragais de 1920 à 1932.


         Les Italiens dans le Sud-Ouest de la France représentent un cas singulier d’immigration agricole au XXe siècle. La région était jusqu’alors surtout concernée par le flux transfrontalier des immigrants espagnols qui représentaient l’essentiel des étrangers présents. L’amorce d’un mouvement d’immigration de masse au début des années 1920 résulte de la situation démographique locale : les campagnes méridionales sont en voie de dépeuplement, à cause d’une très faible natalité et de l’exode rural. Dans bien des départements, la population n’a cessé de diminuer depuis le milieu du XIXe siècle et le Sud-Ouest dans son ensemble a perdu près de 235 000 habitants entre les recensements de 1911 et 1921. Nombre de travailleurs ruraux ont été emportés par le premier conflit mondial, soit 11 % de la population active dans certains départements du Sud-Ouest .
         Ce contexte explique que l’immigration transalpine ait été sollicitée par les milieux agricoles régionaux. Au sortir de la Grande Guerre, les exploitants et surtout les propriétaires rentiers sont en manque de bras pour faire tourner leurs domaines. Avec la volonté de réagir à la crise du monde rural, les notables locaux et les instances représentatives considèrent bientôt qu’un apport extérieur est indispensable. Dès les années 1922-1923 diverses initiatives concourent à solliciter des transalpins et il apparaît rapidement que ceux-ci « font l’affaire ».
         Le recensement de 1926 témoigne d’un « rush vers la Gascogne » – selon une formule d’époque. Il amène en l’espace de quelques années près de 40 000 Italiens en Aquitaine et Midi-Pyrénées
         Ceux-ci viennent essentiellement du nord de la Péninsule, Vénétie, Frioul, Piémont et Lombardie, plus marginalement Emilie et Toscane. Le Sud-Ouest offre aux émigrants de l’espace et des places à prendre.

- Quelles sont les ambitions de ces familles qui ont tout quitté dans leur pays ?
- Comment ces populations transplantées vont-elles s’intégrer au pays qui les accueille ?
- Comment vont-elles être reçues dans nos campagnes ?
- Comment vont-elles s’enraciner ? Et à quel prix ?
- Quelles vont être les réactions du pouvoir mussolinien face à cet exode ?
- Qu’a apporté ce nouveau sang dans nos campagnes du Sud-Ouest?
         Laure Teulières, maître de conférences à l'Université de Toulouse-Le Mirail, auteur de l'ouvrage « Immigrés d'Italie et paysans de France, 1920-1944 » essaiera de répondre à toutes ces questions.
         Louis Bruno, qui a vécu dans son enfance cette transplantation nous fera part de ses souvenirs.
         Les auditeurs, immigrants ou fils d’immigrants, pourront apporter leurs remarques et rappeler les souvenirs, transmis par les leurs, de leur saga familiale.

         A l’issue de la conférence, tous les participants seront conviés au « pot de l’amitié. ».
         Transmettez autour de vous, de vos proches cette information afin que les témoignages sur cette période soient nombreux et constructifs.